Monsieur le Préfet,
Veuillez trouver ci-joint l'article paru dans l'Impartial de ce jour. Vous pourrez constater que ce que je vous annonçais dans mon précédent message était exact: tous les industriels de la zone des Champs Chouette de St Aubin sur Gaillon s'opposent à l'arrivée possible de Duhamel et certains d'entre eux (et non des moindres), sont prêts à délocaliser leurs établissements si vous donniez votre accord à cette implantation.
Je vous avais dit, également, ce que je pensais de "l'impartialité" de l'enquêteur. J'en ai eu confirmation en lisant son rapport qui ne mentionne nulle part l'un des principaux arguments des citoyens opposés à l'implantation: l'atteinte causée à leur patrimoine. De pus, l'opposition absolue des industriels n'a pas été portée par lui à votre connaissance! ni leur intention de partir si vous donniez votre accord à ce projet ! que pensez vous de cela ?
Autre fait important et qui contredit son rapport: "A partir du moment où un établissement comporte plusieurs installations classées dont l'une est soumise à autorisation, le principe de connexité (code de l'environnement) amène à considérer que l'ensemble est soumis à autorisation. http://installationsclassees.ecologie.gouv.fr/Regime-de-classement.html
Autrement dit: vous autorisez Duhamel et il se voit accorder la classification Seveso II seuil bas et aura le droit de stocker ses produits avec la seule limite des seuils de classements. Tous les engagements qu'ils pourrait promettre actuellement seraient nuls et non avenus en cas de contestation car il aurait la loi pour lui ! Et alors, Quid de la révision du PLU de la zone?
Puisqu'il faut que nous rectifiions le rapport du commissaire et que nous prouvions nos affirmations, vous prendrez connaissance de la pièce jointe qui est la copie de l'article de l'Impartial. D'autres devraient suivre (dont un futur n° de Paris Normandie). Monsieur Gaëtan Bazire est, ce soir, reçu par Monsieur Jean Louis Borloo au Ministère à ce sujet et se propose de faire connaître à Monsieur Xavier Bertrand la position des industriels de la zone.
Je ne manquerai pas de vous faire parvenir, aussitôt, les informations qui viendront en ma possession.
Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma haute considération.
Serge GRÜNBERG